Cépage
Notes de dégustation
Robe: Beau rouge cerise, intense et profond.
Nez: Un bouquet envoutant sur les notes de myrtille, de framboise et de pain grillé et vanillé.
Bouche: Un grand vin, puissant et bien équilibré. Les tanins sont agréablement intégrés, le fruit intense et la longueur remarquable.
Accords mets et vins
Ses arômes puissants se marieront parfaitement bien avec des gibiers et d'autres viandes typées comme le steak de bison ou le civet de lièvre. Il fera aussi des merveilles avec les fromages de Bourgogne affinés.
Service
Servir idéalement chambré, entre 16°C et 17°C.
Potentiel de garde
Dans de bonnes conditions, il pourra patienter 10 ans avant d'être dégusté et ainsi révéler aux amateurs des arômes évolués de cuir et de venaison.
Origine
Pommard est l’un des plus célèbres villages de la Côte de Beaune, situé à 5 km au Sud de la ville de Beaune sur la route de Grands Crus. L'appellation s'étend sur 322 hectares et produit uniquement des vins rouges, avec une proportion de 36% des vins classés 1er Cru.
C’est au Nord du village, à flanc de côteau avec une exposition idéale au sud-est que se situe sur 9 hectares le climat « Les Charmots ». Là, le terroir est riche en argile ce qui donne aux vins leur puissance, et riche en fer d'où sa couleur rouge si caractéristique.
On suppose que le nom de ce climat provient de la présence dans le passé de charmes, arbres bien connus de la région. Une autre explication possible pourrait venir du fait que la terre à cet endroit était en friche avant que l'homme y cultive de la vigne (du latin médiéval: Calmis, calma qui signifie plateau rocailleux)
Vinification et élevage
Récoltés à la main, les raisins sont triés à la vigne puis à nouveau en cuverie sur une table. Les baies sont ensuite égrappées à 100 % mais non foulées et donc mises entières en cuve bois par gravité. La macération dure 3 semaines environ avec des pigeages réguliers.
Le vin est élevé 14 mois en fût sans soutirage (20% de fût neuf).
Millésime : 2024
L'année 2024 en Bourgogne a été marquée par des conditions climatiques extrêmes, avec un excès de pluviométrie et un déficit d'ensoleillement significatif. Ces facteurs ont favorisé une forte pression des maladies, notamment le mildiou, compliquant le travail des vignerons. Les épisodes de gel et de grêle ont également causé des dégâts importants, particulièrement dans des régions comme Chablis et l'Auxerrois.
Les rendements ont été fortement impactés, avec des baisses allant jusqu'à 70 % dans certaines zones. La Côte Chalonnaise a mieux résisté, enregistrant des pertes plus limitées. Globalement, les volumes sont bien en deçà de la moyenne habituelle, ce qui rappelle les récoltes difficiles de 2021.
Les vendanges, tardives, ont nécessité un tri rigoureux pour préserver la qualité. Malgré les défis, les raisins récoltés ont atteint une belle maturité grâce à une période ensoleillée en septembre. Les rouges se distinguent par leur richesse et leur concentration, comparables aux grands millésimes comme 2010. Les blancs, élégants, rappellent ceux de 2022.
Les premières dégustations révèlent des vins prometteurs, avec des arômes concentrés et une belle structure. Ce millésime, bien que quantitativement limité, s'annonce comme une réussite qualitative.