CÉPAGE
NOTES DE DÉGUSTATION
Robe : Rouge grenat profond avec des reflets violets.
Bouquet : Nez intense aux arômes de fruits noirs et mûrs (cerise burlat, myrtille, cassis), se mariant parfaitement à des notes épicées et torréfiées.
Palais : Bouche charnue, mêlant fruits et épices, aux tanins soyeux et fondus. Belle complexité avec une touche suave en harmonie avec les arômes fruités.
ACCORDS METS ET VINS
Accord parfait garanti avec tous types de charcuteries, salaisons, viandes rouges et fromages mais aussi des plats exotiques comme le couscous, le chili con carne, les fajitas et le tajine.
SERVICE
Servir à une température d'environ 15-16°C.
POTENTIEL DE GARDE
Prêt à boire dès maintenant mais peut également se garder et s'apprécier 2 à 3 années après son millésime.
ORIGINE
Le Bourgogne Gamay est devenu une nouvelle appellation régionale à partir du millésime 2011.
Les raisins utilisés doivent être issus exclusivement des Crus du Beaujolais (Brouilly, Chénas, Chiroubles, Côte-de-Brouilly, Fleurie, Juliénas, Morgon, Moulin-à-Vent, Régnié, Saint-Amour). Le Gamay issu des vignobles des appellations Beaujolais et Beaujolais Villages ne peut être utilisé dans le cas de cette appellation.
VINIFICATION ET ÉLEVAGE
La macération dure environ 15 jours à température contrôlée (25-28°C) avec des pigeages et des remontages réguliers. Après pressurage, les températures sont abaissées afin de préserver les arômes de fruits. Le vin est ensuite transféré en cuves inox pour une grande partie afin d'obtenir un bon équilibre entre les arômes de fruit et le boisé délicat apporté par l'autre partie de la cuvée qui est élevée en fûts. La fermentation malolactique est totalement achevée pour apporter de la rondeur au vin.
Millésime : 2024
L'année 2024 en Bourgogne a été marquée par des conditions climatiques extrêmes, avec un excès de pluviométrie et un déficit d'ensoleillement significatif. Ces facteurs ont favorisé une forte pression des maladies, notamment le mildiou, compliquant le travail des vignerons. Les épisodes de gel et de grêle ont également causé des dégâts importants, particulièrement dans des régions comme Chablis et l'Auxerrois.
Les rendements ont été fortement impactés, avec des baisses allant jusqu'à 70 % dans certaines zones. La Côte Chalonnaise a mieux résisté, enregistrant des pertes plus limitées. Globalement, les volumes sont bien en deçà de la moyenne habituelle, ce qui rappelle les récoltes difficiles de 2021.
Les vendanges, tardives, ont nécessité un tri rigoureux pour préserver la qualité. Malgré les défis, les raisins récoltés ont atteint une belle maturité grâce à une période ensoleillée en septembre. Les rouges se distinguent par leur richesse et leur concentration, comparables aux grands millésimes comme 2010. Les blancs, élégants, rappellent ceux de 2022.
Les premières dégustations révèlent des vins prometteurs, avec des arômes concentrés et une belle structure. Ce millésime, bien que quantitativement limité, s'annonce comme une réussite qualitative.