Cépage
Notes de dégustation
Robe : Rouge rubis intense.
Nez : Arômes de fruits rouges (griotte) associés à des notes toastées/grillées.
Bouche : Savoureuse, fruitée et épicée avec des tanins de belle maturité. La finale est ronde et fruitée.
Accords mets et vins
A déguster sur des viandes rôties, grillées ou en sauce, un gibier pas trop fort ou un beau plateau de fromages.
Service
Servir idéalement à une température située entre 16 et 17°C.
Potentiel de garde
Ce beau Bourgogne se conservera aisément de 5 à 8 ans en cave, dans de bonnes conditions.
Origine
Mercurey est une appellation communale située au nord de la Côte Chalonnaise. Elle comprend 32 Climats classés en Premiers Crus et s’étend sur 650 hectares dont 545 hectares en rouge (165 ha en 1ers crus).
Berceau de la Bourgogne viticole, Mercurey est l'un des plus anciens terroirs ayant toujours bénéficié d'une excellente réputation. Le village doit son nom aux Romains qui, lors de l'occupation de la région, ont construit un temple en hommage à Mercure, Dieu du commerce et des finances.
Les vignes se situent entre 230 et 320 mètres d’altitude. Elles s’étendent sur les marnes et les terrains marno-calcaires de l’oxfordien. A l’est, calcaires et marnes. A l’ouest, une structure jurassique et un socle cristallin recouvert de grès. Toute une partie du vignoble appartient au bathonien. Sur ces terres blanches et calcaires, ou rouges et argileuses, la vigne trouve de chaleureuses affinités.
Vinification et élevage
Les raisins de Pinot Noir sont vendangés à la main, triés à l'arrivée au chai et égrappés à 100% avant 18 à 20 jours de macération et de fermentation en cuves bois sous contrôle des températures et avec pigeage deux fois par jour selon la tradition bourguignonne. La fermentation malolactique est réalisée à 100% et suivie d'un élevage et d'un vieillissement en fûts de chêne (dont 20%) pendant environ 12 mois.
Millésime : 2024
L'année 2024 en Bourgogne a été marquée par des conditions climatiques extrêmes, avec un excès de pluviométrie et un déficit d'ensoleillement significatif. Ces facteurs ont favorisé une forte pression des maladies, notamment le mildiou, compliquant le travail des vignerons. Les épisodes de gel et de grêle ont également causé des dégâts importants, particulièrement dans des régions comme Chablis et l'Auxerrois.
Les rendements ont été fortement impactés, avec des baisses allant jusqu'à 70 % dans certaines zones. La Côte Chalonnaise a mieux résisté, enregistrant des pertes plus limitées. Globalement, les volumes sont bien en deçà de la moyenne habituelle, ce qui rappelle les récoltes difficiles de 2021.
Les vendanges, tardives, ont nécessité un tri rigoureux pour préserver la qualité. Malgré les défis, les raisins récoltés ont atteint une belle maturité grâce à une période ensoleillée en septembre. Les rouges se distinguent par leur richesse et leur concentration, comparables aux grands millésimes comme 2010. Les blancs, élégants, rappellent ceux de 2022.
Les premières dégustations révèlent des vins prometteurs, avec des arômes concentrés et une belle structure. Ce millésime, bien que quantitativement limité, s'annonce comme une réussite qualitative.